INTERVIEW DU JOUR

Chaque jour sur Studyrapa, nous vous proposons l’interview d’une personne différente. Ministre, enseignant, salarié ou étudiant, l’interview du jour vous permettra de découvrir de nouveaux horizons …

Interview du mardi 2 avril 2019

Pouis Lont*

*Pour des raisons d’anonymat, le nom a été volontairement modifié.

Aussi connu pour son style indémodable que pour son génie redoutable, le nom de Pouis Lont ne vous est sûrement pas inconnu. Surnommé « the French Einstein » par Einstein lui-même, il prépare aujourd’hui sa thèse de chercheur d’aiguilles dans une botte de foin . Studyrapa l’a rencontré.

Studyrapa : A l’heure de la publication de votre tant attendue thèse, commençons par rappeler à nos lecteurs votre parcours scolaire.

Pouis Lont : J’ai effectué une scolarité des plus ordinaires : premier dans tous les cours de toutes mes classes, sauf en Chinois LV4 car Thiung-Chang Deng, chinois de naissance, avait soudoyé le professeur le jour de l’anniversaire de son père car il s’agissait en fait du cousin du frère de M. Deng, le père de Thiung-Chang. Une belle entourloupe familiale qui vint souiller mon palmarès immaculé. Mais dans mon extrême bonté, j’ai décidé de les pardonner, malgré le vice latent que j’eus perçu dans cette famille.

S. : Une scolarité des plus classiques effectivement. Parlez-nous de votre entrée à l’IUT Informatique.

P. L. : Sans vouloir me vanter, j’ai toujours été l’élève le plus moteur de ma classe, et l’IUT n’a fait que confirmer cela. Bienveillant, allant toujours vers les autres, j’arrivais même à toucher le cœur de mes professeurs les plus mentalement brisés. Ces professeurs racontaient mes exploits à l’IUT à leurs enfants, je suis devenu leur idole. Certains m’ont même tenu à prendre des photos avec moi, pour prouver à leurs enfants que je n’étais pas qu’une oeuvre de fiction : ils avaient trouvé en moi leur nouveau super-héros. Mon entrée à l’IUT Informatique n’a, en somme, rien d’original.

Pouis Lont, Fashion Week 2019

S. : Fidèle à votre modestie, comment expliquez-vous avoir gardé les pieds sur Terre et ne pas avoir pris la grosse tête ? Y a-t-il un moment dans votre vie, bon ou mauvais, qui vous a marqué au point de faire de vous l’homme que vous êtes aujourd’hui ?

P. L. : Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée … Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je le disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu ; et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie … Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? », eh ben je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour, ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre des études et une thèse, mais demain, qui sait, peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi …

S. : Qu’entendez-vous par « faire le don de soi » ?

P. L. : A l’IUT et même avant, mes camarades ont souvent été touchés par ma bonté. J’ai toujours passé énormément de temps à expliquer et réexpliquer des notions de cours à d’autres élèves, avec une pédagogie surpassant de loin celle de l’excellence technologique que proposait mon établissement. J’ai toujours trouvé le temps et les bons mots pour faire comprendre à mes collègues étudiants les choses que leurs enseignants n’arrivaient pas à expliquer.

Pouis Lont et des fans

S. : Qu’en est-il de vos passions en dehors de vos études ? On entend souvent dire que vous êtes un féru de musique.

P. L. : En effet, je pratique la musique depuis l’âge de -18 jours : déjà dans le ventre de ma mère, je composais mes premiers titres en m’accompagnant au son de mon cordon ombilical, seul instrument auquel j’avais accès à cette époque. Plus tard à 2 ans, j’ai pu m’acheter mon tout premier ukulélé un soir en sortant de la crèche. D’une corde de mon cordon ombilical, je suis ainsi passé sur un instrument en contenant quatre fois plus. Imaginez la tête des autres enfants quand ils me voyaient leur interpréter « Les Quatre Saisons » de Vivaldi au moment de la sieste ! En grandissant, l’envie m’est venue de composer des titres plus personnels, qui posent de vraies problématiques. Mon dernier titre, « Mourir ou se faire violer ? », est celui dont je suis le plus fier. Je remercie d’ailleurs Johnny Hallyday de m’avoir accompagné à la guitare sur ce morceau. Vous savez, ce titre l’a tellement bouleversé qu’il a compris l’importance de faire des choix dans la vie. Je respecte d’ailleurs le sien.

S. : Vous parlez avec beaucoup de maturité et de sagesse. Pour conclure cette interview, auriez-vous des conseils à donner à nos lecteurs, afin de vivre une vie aussi saine et épanouissante que la votre ?

P. L. : Je vais vous donner mon secret. Il tient en quelques mots : buvez de l’eau. C’est simple, c’est la meilleure décision que j’aie prise dans ma vie.

Studyrapa remercie Pouis Lont d’avoir accepté notre invitation et répondu à nos questions. Nous lui souhaitons bon courage dans la rédaction de sa thèse.

Propos recueillis par F. G., B. D., M. G. et Z. J.

Studyrapa © 2019 – Zoé JEULIN, Mélodie GUERIN, Barthélémy DIDIER, Quentin DUBOUX, Farès GOUDJIL